POV Hannah.
Ça y est… ce jour est arrivé. Ce jour que je redoutais tant et que je ne voyais pas venir. Quand il m’a rappelé hier soir qu’il devait s’en aller, je ne l’ai pas cru. Et puis, je l’ai vu dans ses yeux, j’ai vu son manque d’envie de partir. Ça a été une déchirure dans mon cœur. Comme si on ne devait jamais se revoir. Je n’ai pas pu dormir de toute la nuit. J’ai passé toute cette dernière nuit à le regarder à la lueur de la lune. Son visage si doux. Ses cils si longs. Ses mains si grandes… Et puis à son réveil, il s’est levé, s’est préparé et est parti pour ses derniers rendez-vous. Maintenant, j’attends son retour avec angoisse. Mon cœur bat si fort qu’il risque à tout moment d’exploser dans ma poitrine. Je sursaute au moindre bruit de porte. Mais depuis ce matin, ce ne sont que mon père et Sam qui ouvrent cette porte. J’ai peur du moment où il va revenir parce que ce sera la dernière fois qu’il passera cette porte. J’ai peur du moment où il va se retourner pour s’en aller. J’ai peur du dernier contact de nos lèvres. Parce qu’au fond de moi, j’imagine que ce soit le dernier. Je ne sais pas si c’est cela qu’on appelle l’amour mais… je ne veux pas en être amoureuse. Je ne veux pas aimer quelqu’un qui soit si souvent absent. Je ne veux pas laisser partir un morceau de mon âme. Et pourtant, je sais qu’il y a un peu de moi qui va partir dans cet avion. J’imagine une énième fois la scène de notre séparation : Dans un couloir de l’hôtel ou voire même dans mon appartement, à l’abri de tout regard indiscret et de tout photographe perdu sans vraiment l’être. Notre relation étant tenue au secret pour ma propre sécurité, je ne doit absolument pas me montrer proche d’un seul des quatre garçons. Encore une fois, un des moments les plus importants de ma vie aura lieu entre les quatre murs d’un des hôtels familiaux. J’ignore encore combien de temps je tiendrais à ce rythme. Supporter cet éternel enfermement. Je n’ai pas demandé à naitre célèbre. Certes, je ne suis pas célèbre. Je ne suis pas la petite princesse de la ville. Non… Je suis seulement l’héritière d’une des plus grandes fortunes d’Allemagne. Je n’ai pas choisit cette vie. Je n’ai jamais aimé être prise en photo. Je n’ai jamais aimé que les gens se retournent sur mon passage quand je vais jusqu’à la boulangerie. J’aime partir en vacances ailleurs. Dans un pays où je n’ai aucune existence. Mais la relation que j’entretiens avec un des allemands les plus connus mondialement risque de ne pas m’aider. Si jamais cela devait être su, je n’oserai plus sortir de chez moi. Car, en plus d’être moi, je serais la fille que des millions de jeunes filles voudraient être. Je ne veux pas être un modèle. Je ne veux pas qu’on veuille me ressembler. Je ne suis pas faite pour cette vie. Je ne…
La porte s’ouvre. La tête de Loïs apparait dans l’encadrement.
-C’est l’heure… tu viens ?
-J’arrive… laisses-moi deux minutes.
-D’accord, me répond-elle en refermant la porte.
Je me redresse sur mon lit. Je me vois dans le miroir d’en face. On dirait que je suis malade. Je suis blanche et j’ai d’immenses cernes sous les yeux. Le manque de sommeil, évidemment. Je me lève, allume la lumière et ouvre mon armoire. Je vais quand même essayer de faire un petit effort de présentation. J’attrape une tunique et un legging et enfile le tout. Après tout, on a beau être en hiver, quand on reste confinés à l’intérieur avec une température ambiante de 23°C, on supporte aisément des vêtements estivaux. Une fois habillée, je sors de ma chambre en direction de la salle de bain. J’ouvre le placard réservé à Sam et saisis son tube de fond de teint. Une noisette sur chaque joue, sur le front le nez et le menton, on étale uniformément le tout et voilà qui est fait… On récupère sa bonne mine habituelle. Un coup de blush sur les joues après les avoir pincées pour le petit air frais et je referme le placard. Je prends alors mon propre nécessaire à maquillage et me dépose un fin trait d’eye liner et une dose de mascara. La magie du maquillage. On peut avoir une tête de déterrée, on arrive toujours à devenir quelque chose de potable. Une fois prête, je sors de la salle de bain pour me retrouver devant Loïs.
-3 minutes 54 secondes. Tu as dépassé le temps impartis. Rejoue encore !
-C’est pas le moment Loïs, j’ai pas envie de rire. Viens, on y va. On les retrouve où ?
-Au petit salon, je l’ai réservé.
Cinq minutes plus tard, nous entrons dans le petit salon de l’hôtel où nous attendent Bill, Gustav, Tom, Georg et David qui ne les lâche jamais. Leurs vestes sont posées sur un des fauteuils et moi, avec ma tunique à manche courte et mes sandales, je ne me sens pas à ma place.
-Alors ? C’est ici que nos chemins se séparent ? lance Tom pour lancer la conversation.
-Je crois, dit Loïs.
-C’est donc maintenant qu’on se dit au revoir, continue Gustav.
Les autres garçons acquiescent tandis que Loïs et moi nous rapprochons d’eux. Je commence par Gustav. Le bon et gros nounours. Petit ours en chocolat comme je l’appelle en secret. Fondant et doux. Réconfortant aussi. Il ferait un très bon ami si je le connaissais mieux. Un gars timide et discret… qui se complète bien avec Loïs qui est excentrique. Je le serre dans mes bras. Il va me manquer. Ça va me manquer de ne plus voir sa bouille en face de moi quand je prendrais mes petits déjeuners. Ça va me manquer de ne plus lui parler. Je lui fais un petit bisou sur sa joue. Il me sourit et me murmure un « au revoir ! » Le suivant est Tom. Petit Tom si joyeux. Petit Tom si triste. Il fait partie de ces personnes qui cachent leurs douleurs derrière un sourire. Il fait partie de ces gens là, ceux qui souffrent en silence, qui gardent leurs secrets enfouis le plus profond en eux. Peu de gens s’en doute sûrement, mais Tom… il est si fragile. Il a besoin de son frère à ses côtés. Il n’est heureux que si son frère est heureux. Il vit par procuration. Mais Tom est si gentil qu’il ne mérite pas cette souffrance. Il mérite que quelqu’un s’occupe de lui. Je l’attrape dans mes bras et le serre si fort que je me fais mal aux bras. Il me serre aussi fort. Nous avons eux du mal à nous entendre au début. Il devait avoir peur que je lui prenne son frère. Mais maintenant, en si peu de temps, nous nous sommes si rapproché. Je n’aurais jamais pensé m’entendre avec lui, mais petit à petit, il devient comme mon frère. Ensuite vient Georg. Georg trop timide. Trop effacé. Et même s’il a toujours le sourire, il est comme n’importe quel garçon de son âge. Il a lui aussi ses propres problèmes. Seulement, il sait mettre ses problèmes de côté. C’est le plus posé des quatre. Celui qui prend les décisions les plus sages. Celui qui explique la vie aux autres. Je lui fais simplement la bise. Notre relation ne permet pas plus. Il est l’ami de mes amis. Pas mon ami. Plus tard peut être. Pas maintenant. Bill maintenant. Comment vais-je pouvoir le laisser partir ? Comment vais-je pouvoir le regarder s’en aller loin de moi ?
-Hannah ? me chuchote-t-il.
-Oui ?
Je relève les yeux vers lui. Je sais que mes yeux brillent. Je lutte de toutes mes forces pour ne pas pleurer. Mais derrière sa couche de maquillage, je vois que lui aussi lutte. J’enfouis ma tête dans son cou.
-J’ai mal à l’âme.
-Pardon ?
-J’ai pas mal au cœur de te voir partir. J’ai mal à l’âme. J’ai mal à chacune de mes cellules. Plus l'heure de ton départ s'approche, plus elles se brisent.
-Mais je vais revenir ! affirme-t-il affolé.
-Quand ?
-Dans un mois. Je dois revenir dans un mois.
-Et pour combien de temps ?
Les larmes commencent à perler au bord de mes paupières.
-Je ne sais pas. On doit revenir finaliser quelques affaires avec la maison de disque avant de partir au Etats-Unis pour notre prochaine tournée. Mais je te le promets ! Je t’appellerais le plus souvent possible ! Je te donnerais le plus de nouvelles que je pourrais. Et je penserais à toi aussi souvent que cela me sera possible.
-Bill…
Je le regarde droit dans les yeux. Ma vue est brouillée par les larmes qui coulent le long de mes joues.
-Si tu ne m’appelles pas, je te tuerais !
-Je sais, répond-il avec un sourire.
-Mais si tu m’oublies…. C’est moi que je tue !
Il m’attrape dans ses bras et me sert aussi fort qu’il le peut. Il me répond plus avec son cœur qu’avec sa voix. J’ai l’impression que chaque battement de cœur se transforme en parole. Et à ce moment, je sais que c’est son âme qui parle.
-Je ne t’oublierais pas… promis…
désolée pour le retard... vraiment.... mais j'ai débloqué mon passage... grace à un article sur Eux* =D merci! =D
J'comprends pas trop comment... Et pis j'crois que c'est pas mes affaires... Mais c'est génial 

) alors qu'ils se veront plus
lol.


je pense que pour plus la faire ch*er c'est le lion qui faut prendre x'D



ya personne?
Lya
mer 01 oct 2008 17:27