Accueil Date de création : 09/12/07 Dernière mise à jour : 18/01/09 17:04 / 76 articles publiés
 

Partie 39  posté le jeudi 09 octobre 2008 12:57

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POV Hannah.

 

Presque trois semaines qu’ils sont partis. Au début, Bill m’appelait tous les jours, parfois même plusieurs fois par jour. Je recevais même des multitudes de SMS en pleins cours juste pour me faire un petit coucou ou un discret bisou. Et puis… les appels ont diminués. Il ne m’appelait plus que les soirs, et j’entendais au son de sa voix qu’il préférerait dormir plutôt que de me parler. Alors, souvent, je coupais court à la conversation, prétextant des devoirs où bien la nécessité d’aider Sam avec les enfants. Evidemment, il me disait toujours qu’il m’embrassait. Il me disait toujours qu’il pensait à moi. Mais au plus profond de moi, j’entendais une petite voix qui me disait qu’il me mentait. Qu’il n’était pas sincère avec moi. J’avais l’impression qu’il m’oubliait… Et maintenant… je sais qu’il m’a oubliée. Je le sais, je le sens. Il ne m’a pas appelée depuis trois jours. Loïs nie, mais je sais que Gustav l’appelle chaque jour encore. Même hier. Et même il y a dix minutes. Il l’a appelé il y a dix minutes. Et moi, pendant ce temps, j’attends un appel depuis trois jours. Je ne veux pas l’appeler. Il m’a dit qu’il le ferait, et j’attends toujours. Le pire peut être, c’est qu’aujourd’hui, c’est mon anniversaire. Mes amis américains m’ont appelée, mes amis allemands sont venus me voir. Ma grand-mère m’a appelée de New York. Même mon grand-père ayant Alzheimer se disait qu’aujourd’hui était une journée spéciale. Mais Bill, lui, il ne m’a pas appelée. Alors je n’attends plus son appel. J’y ai renoncé. J’ai renoncé à le revoir encore une fois. Je fais une croix sur l’homme qui aurait pu être l’homme de ma vie. Mon nouvel objectif est de l’oublier.

                Et pourtant à l’heure où je vous parle, j’observe mon portable dans l’espoir de le voir vibrer. Allongée sur mon lit, me regard alterne entre ma table de nuit où se trouve mon portable et mon miroir, ou je peux voir ce qui se trouve sous mon lit. Je n’ai pas encore résolu le mystère de comment cette chose s’est retrouvée sous mon lit (sans doute Loïs qui est venue dans ma chambre lire un peu) mais un magazine s’y trouve. Avec en première page, la personne au monde que j’ai le moins envie de voir. En première page, en gros plan, seul et unique visage que je peux apercevoir à travers mon miroir : Le célèbre Bill Kaulitz, renommé Bourreau des cœurs par Loïs. Alors pour éviter ce maudit visage, je me retourne sur mon lit de façon à n’apercevoir que le ciel blanc par ma fenêtre. A tous les coups, il va neiger encore une fois. Décidément, rien ne va aujourd’hui… Mon cœur est vide, froid… gelé même. Comme l’air. Comme le ciel. Comme l’atmosphère. Je n’aurai jamais imaginé qu’il puisse y avoir un anniversaire moins triste que le premier passé sans ma mère. Ce jour là, j’avais pleuré toute la journée. Mon père avait essayé tous les moyens pour me faire sourire, en vain. Aujourd’hui… je n’ai même plus la force de pleurer. Juste haïr. Encore une fois, mes pensées me ramenaient vers Bill. Encore une fois, mon regard se portait sur mon portable, puis sur la première page du magazine sous mon lit. Et de nouveau, je revoyais son visage, ses traits si fin, sa peau si clair et si douce. Et puis je me rappelais son odeur, son parfum, sa chaleur, les frissons que me procuraient ses doigts le long de ma peau nue. Et cela ne m’apportait qu’une seule et unique envie : le haïr encore plus fort.

Je prends mon MP3. Tous les moyens sont bons pour vider un cerveau dérangé. Dès sa mise en marche, la voix de Katy Perry retenti dans mes oreilles. Ça ne fait pas longtemps que je la connais… elle n’est même pas encore connue en Allemagne… et son album n’est même pas encore sorti. Mais bon… un petit coup de fil auprès des géants du disque et voilà quelques un de ses titres en exclusivité dans mes oreilles. Ça a du bon finalement d’être une petite princesse. Les mots résonnent dans ma tête, la libérant de ses soucis. L’histoire qu’elle raconte me fait imaginer les scènes qui ont pu aboutir à ces paroles.

La porte de ma chambre s’ouvre. Loïs apparait, l’ordinateur portable dans les bras.

-J’ai toqué mais tu n’as pas du m’entendre !

-Pardon ? Dis-je en enlevant mes écouteurs.

-Je viens de dire que tu n’entendais rien…

-Exact ! Tu veux quelque chose ?

-Oui ! Je voulais te montrer quelque chose sur l’ordi.

Elle s’approche de mon lit et s’y assoit. Elle dépose l’appareil en face de moi, ouvre une des fenêtres et se retourne vers moi.

-Oh ! J’ai oublié quelque chose ! Je reviens !

Elle sort de ma chambre précipitamment. Je regarde la fenêtre ouverte sur l’ordinateur. On dirait une photo. Oui, c’est ça, c’est une photo. D’une pièce plus exactement. Que veut-elle me montrer ?

Je regarde l’heure sur mon réveil.

-Hannah ?

Je me retourne vers la porte. Personne. Elle est fermée. Etrange.

-T’es là ?

Je viens de capter d’où venais la voix. Elle vient de l’ordinateur. Je le regarde et sur l’écran apparait … Bill.

-Ah oui, tu es là, je te vois.

-Bill ? Mais…

-Et oui, je te fais une petite surprise. Je m’en veux vraiment de ne pas être avec toi aujourd’hui. Joyeux anniversaire mon cœur !

-Mais … ! Oh, Merci !

-Comment vas-tu ?

Je ferme les yeux un instant. Comment dois-je réagir ?

-Ca va et toi ?

-Moi ça va… mais toi Hannah, je sais que ça ne va pas… je le vois… Et… non…

-Et ? Tu as commencé, tu termines !

-Gustav me l’a dit…

-Evidemment. Et je parie que c’est Loïs qui le lui a dis ? Et je parie aussi que c’est Elle qui a organisé ça…

-Ca quoi ?

-Cette blague Bill. Cette foutue blague ! Tu m’oublies, comme ça pendant trois jours et hop ! Tu apparais devant moi, à travers un écran et tu espères que je ne dise rien ? Tu rigoles j’espère !

-Hannah ! J’ai pas eu le temps de t’appeler !

-Mais Gustav, lui, il a eu le temps d’appeler Loïs ! Pourquoi il a le temps lui ? Hein ? Dis-moi !

Je suis en train de m’énerver ! Et je ne veux pas m’énerver. Enfin, si, je le veux, mais je veux juste le faire souffrir autant qu’il m’a fait souffrir ces trois derniers jours !

Il me regarde tristement…

-J’ai pas le même emploi du temps que lui, Hannah ! J’ai pas eu une minute à moi ces derniers jours, j’ai dormi cinq heures par nuit, je suis épuisé et pourtant, je continue !

-C’est bien toi ça ! Ton travail passe avant le reste… avant ta famille, avant tes amis, avant MOI et même avant ta propre santé. Si tu crèves, viens pas te plaindre après !

-Je…

Il reste là, bouche bée, sans savoir quoi dire ni que faire. Je m’en veux d’avoir dis ça. Je regrette les derniers mots que j’ai prononcés. Je me pince les lèvres comme le font toutes les filles lorsqu’elles sont contrariées. Bill, lui, baisse les yeux. Puis il se lève, et sans un mot, s’en va. Je l’appelle désespérément mais il ne revient pas. J’enfouis ma tête sous l’oreiller et me répète sans cesse « je suis trop conne »

-Hannah ?

Je me redresse précipitamment et observe l’écran en espérant que ce soit Bill. Mais ce n’est que Tom.

-Ouai ?

-Qu’est-ce que tu lui as dit ?

-Je… je lui ai dis ce que ma haine voulait lui dire…

-Pardon ?

-Je… j’ai passé les trois pires jours de ma vie. Tout le monde le sait. Même lui. Et il ne m’a quand même pas appelée !

-Moi non plus !

-C’est pas pareil !

-Et pourquoi ?

-Tu … tu n’es pas lui !

-Mais je suis ton ami ! J’aurai du t’appeler, mais je n’ai pas eu le temps. Moi non plus j’ai pas eu le temps. Et je te jure Hannah, je te jure que Bill pensait tout le temps à toi ! Je te jure qu’il s’en voulait à mort de ne pas t’avoir appelée ! C’est quand on nous a demandé de faire une interview par webcam qu’il a eut l’idée de te souhaiter ton anniversaire comme ça ! D’ailleurs, joyeux anniversaire. Je ne sais pas ce que tu lui as dit, mais j’imagine très bien ce que tu as pensé. Tu as pensé qu’il t’avait oubliée, qu’il en voyait une autre ou alors qu’il s’était bien foutu de ta gueule… mais non, il pensait à toi et se rendait malade de ne pas tenir sa promesse. Et toi, tu l’envoies chier comme une grosse merde !

-Tom ! Je….

-Non, ne dis rien… c’est pas auprès de moi qu’il faut t’excuser. Mais auprès de lui… Alors, tu va prendre ton téléphone et l’appeler, en espérant que ça capte dans le placard…

Sur ces derniers mots, Tom s’en va. Il m’en veut… et il a raison. Mais moi, je n’ai pas vraiment envie de m’excuser. Chacun ses torts. Il doit comprendre pourquoi j’ai réagis comme ça. Il est censé comprendre ! J’attrape mon portable et commence à fouiller mon répertoire. « Bill » Mon doigt reste ne suspend au dessus de la touche appel. J’hésite. Je le fais ? je le fais pas ? je le fais ?

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Partie 40  posté le jeudi 09 octobre 2008 21:42

Mais! Que m'arrive-t-il? Serais-je malade? Deux suites en deux jours! ça fesait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivé! (est-ce déjà arrivé un jour? XD) On va mettre ça sr le fait que j'ai beaucoup d'inspiration en étant malade.... (je suis vraiment malade u_u) Il ne faudrait pas qu'on s'habitue à trop de bonnes choses d'un coup...

ah! j'ai remarqué une chose en relisant la partie à venir... Y'a pas de narration... en même temps, on s'en tape, c'est une conversation téléphonique... (oui oui, je met la suite,)

Donc... Bonne lecture!

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POV Hannah

Tulululut ! Une sonnerie, bon signe, ça capte. Tulululut ! Deux… tululululut ! Trois… Tululululut ! Mais répond ! Allez Bill ! S’il te plait ! Tululu…

-Allo ?

-Bill ? C’est Hannah !

-Je sais…

Il a pleuré… je l’entends à sa voix. Mon cœur se tord.

-T’es sortit de ton placard ?

-C-Comment tu sais ?

-Je sais tout Bill !

-Qu’est-ce que tu veux !? En rajouter en une couche ? me lance-t-il.

-… Non… Je… je pensais pas ce que je t’ai dis…

-Si, tu le pensais… Tu penses vraiment que mon travail passe avant tout. Mais c’est complètement faux !

-C’est pas l’impression que tu donnes pourtant !

-Alors, c’est que tu préfères voir l’extérieur plutôt que l’intérieur…

-Mais il n’y a que ça que je vois ! Je ne vois rien d’autre que l’extérieur de toi, rien d’autre que la façade que tu présentes à tout le monde ! Tu es parti il y a trois semaines… je n’entends ta voix que quelques minutes par jours… mais toute la journée, je Le vois Lui, Lui à la télé, Lui dans des magazines, j’entends parler de Lui presque partout.

-Qui c’est Lui ?

-Bill Kaulitz…

-…. Et moi ? Je suis qui dans ce cas là ?

-Bill… Bill tout court. Le garçon ordinaire, inconnu. Pas cette… « Chose » qui se balade de partout en Europe et aux Etats-Unis en quête de succès. Bill est parti… il a disparut… il ne reste plus que Lui…

-Tu crois vraiment que j’ai disparu ? Comment ça ce fais que ce soit moi qui te parle, et pas Lui ?

-Tu… je sais pas… c’est comme si le temps d’un appel, tu redevenais le Bill que j’ai connu. Mais c’est pas assez ! Restes toi-même, je t’en supplie !

-Hannah…

-Ne reste pas cette chose sans cœur… ce reste pas l’objet que tu es devenu…

-Je sais… je sais tout ça Hannah… mais… je ne pourrais pas continuer si je ne reste pas comme ça !

-…

-… Tu me manques Hannah !

-Tu me manques aussi !

-…

-Tu reviens quand ?

-… Je… on n’a qu’une seule date en Allemagne…

-Quand ?

-Le 31 mars…

-A Berlin ?

-A Dortmund…

-C’est loin… Tu rentres quand à Berlin ?

-C’est pas prévu avant mi avril…

-Quoi ? Bill ! Tu va enchainer les concerts jusqu’en Avril ?

-Pas cette semaine, mais oui… On va alterner voyage et concert.

-Tu viens de quelle planète ? Un humain ne peut pas subir tout ça ! C’est impossible ! Tu va vraiment te tuer !

-Hannah ! C’est MON choix !

-Et moi, c’est Mon devoir de t’empêcher de faire ça… Je tiens à toi, très fort ! Et je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose parce que personne ne t’empêche de continuer… Au contraire, ils t’encouragent à continuer. Tu es une machine à fric. Je t’en supplie Bill, ralentis !

-Mais !

-Ose me dire que j’ai tord ! Ose !

-Je…

-Tu vois ! … Et puis, de toute façon, en Avril, je serais en Amérique.

-Moi aussi. La deuxième quinzaine…

-Tu as encore beaucoup de concert de prévus ?

-Jusqu’en Mai... ensuite, on arrête un peu…

-Tu sais ce que j’en pense. Bref. Tu es sorti de ton placard ?

-Non. Et toi ? Tu es sortie de ta chambre ?

-Non plus…On devrait pourtant.

-Oui…

-…

-Mon cœur ?

-Oui ?

-Tout à l’heure. Tu… tu as dit que tu tenais à moi… c’est vrai ?

-…oui… c’est douloureusement vrai.

-Je… moi aussi… je... je… je tiens à toi ! Oh ! On m’appelle ! Je dois y aller.

-Non !

-Pardon ?

-Ne part pas ! Reste encore un peu ! Ne me laisse pas ! Pas encore une fois !

-Hannah ! J’ai pas le choix ! Je t’embrasse très très fort ! Enormes baisers !

-Très gros oui ! Mais attend !

-Je peux pas Hannah ! Pas le temps ! Je te rappelle !

-Bill!

Bip… Bip… Bip… Bip…

 

Je ferme mon téléphone. Je me sens… étrange… soulagée et tendue. Joyeuse et triste à la fois. C’est dur à décrire…  Je m’allonge sur mon lit, les bras écarté et laisse mon esprit vagabonder vers les souvenirs que je tentais tant d’oublier il y a encore une heure : Le séjour de Bill avec moi.

-Hannah ?

Je me redresse et vois Loïs dans l’encadrement de la porte.

-Quoi ?

-On y va ?

-Où ça ?

-Et ben… on doit aller se préparer pour la réception de ce soir !

Oh mon Dieu ! La réception ! J’ai oublié !

 

Juste pour Lya

Très grand grand grand merci pour ton méga long comme qui m'a fait tout plaisir à mon petit coeur! (comment ça j'exagére? même pas vrai!)

Ahlala les souvenirs de S, les super DM de maths inutiles parce qu'ils comptent pas dans la moyenne, qu'on fait toujours à 5 et qu'on rend jamais ou presque à l'heure! ça me manque..... pas! XD Je te souhaite bien du courage!

Et pour MSN, je suis toujours en absente ou en occupée... Quand je suis absente, je suis pas dans ma chambre, quand je suis occupée, je suis dans ma chambre, en train de fouiller internet et les forums auxquels je suis accro ou alors, il m'arrive parfois de bosser XD (très rarement, j'me prend une année de fac sabatique =D) donc quand je suis occupée, tu as le droit de m'interpeler MSNement avec l'espoir que je verrais la petite lumière orange clignoter (quand elle veut bien clignoter XD) Sur ce, je me rend devant ma nourriture... (mais comment je parle moi? O_O)

Bisous {#}

 

Ah au fait! Tu m'as donné involontairement une uper idée à laquelle j'avais pas pensé! *_* merciiiiii

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Partie 41  posté le mardi 14 octobre 2008 20:07

Partie en DEUX fois! la premiere partie est INUTILE! je m'attend pas à ce que ça plaise u_u

 

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POV Hannah.

                Il n’est peut être que 16h20, mais je suis déjà en train de me préparer pour cette maudite réception. Cette magnifique fête organisée chaque année par l’hôtel, soirée regroupant les géants de l’hôtellerie, les personnages les plus riches de la ville voire même parfois de riches Américains. Je hais cette réception… ce n’est qu’étalage de fric, de bijoux, de mets rares et recherché, de vêtements tous plus uniques les uns que les autres. Mais cette année, mon père a eut l’excellente idée de choisir précisément le 24 février, jour de mon dix-neuvième anniversaire. Et bien évidemment, chaque invité a été informé de cet événement. Ce qui fait de moi l’attraction numéro un de la soirée. Moi qui suis déjà une des filles les plus courtisées par les héritiers allemands lors de ces soirées…

La coiffeuse tente tant bien que mal de faire des anglaises à mes cheveux. Chaque année, j’essaye d’en faire… je n’y arrive jamais. Elle, elle devrait y arriver, mais apparemment, ça n’a pas l’air de bien fonctionner. Mes cheveux… sont inaptes aux anglaises. Je pense qu’après le coiffeur, je dois encore aller me faire maquiller, puis je dois aller chercher ma robe. Une superbe robe commandée spécialement pour moi par mon père. Encore une robe que je ne vais porter qu’une seule fois et qui va couter le prix de… je préfère ne pas y penser… Loïs, assise à coté de moi, a toujours aimé se faire chouchouter. Elle discute avec sa coiffeuse des différents soins à apporter à ses cheveux, des différentes techniques de coiffure, du dernier magazine de mode qui est sortit et du tout nouveau ragot du quartier.

Une heure plus tard, mes anglaises tiennent, les mèches de Loïs sont terminées, nous sommes enfin coiffées et fin prête pour la séance maquillage. J’ai toujours eu peur des séances maquillages… Je sais que c’est leur métier et qu’elles savent bien faire, mais j’ai toujours peur d’avoir quelque chose dans l’œil… Je sais que je n’arrête pas de me plaindre… mais je ne suis pas vraiment faite pour cette vie… royale… toujours avoir quelqu’un pour s’occuper de moi… être coiffée comme si je ne pouvais pas le faire seule, être maquillée comme si ce que je faisais était trop laid pour être montré… Nous passons dans la salle d’à coté. Chacune son siège, chacune sa maquilleuse. Elles sont au courant des vetements que nous allons porter, histoire de pouvoir être en accord… Mais nous, nous ignorons comment serons nos vetements. Nous n’avons pas vu le résultat de la coiffure, nous ne verrons pas non plus le maquillage avant d’avoir été habillées. Totale surprise. C’est tellement plus drôle de découvrir que votre allure ne vous convient pas une heure avant le début de votre soirée ! Comme ça, on ne peut plus rien changer ! Et voila… je suis encore pessimiste… je ne vois que les mauvaises choses… Est-ce ma faute si cette journée ne se déroule pas exactement comme prévue ?

18h15. Enfin maquillée. C’est terminé… ma peau en a assez… Trop de produits, trop de souffrance pour elle… demain elle sera rouge, c’est presque sûr. On a essayé toute sorte de produit, mais certains me brulaient, d’autres ne convenaient pas à ma teinte naturelle… Et puis… je suis sure d’avoir un maquillage extraordinaire… Je ne sais pas combien de couche elle a passé, ni comment elle les a disposés, mais je crois qu’on n’aura jamais vu quelque chose dans ce genre. Loïs et moi récupérons nos affaires et nous sortons du centre pour rejoindre la voiture. Le chauffeur nous regarde pendant quelques secondes et puis nous dit enfin « vous êtes aussi sublimes l’une que l’autre ». Dix minutes plus tard, il nous dépose chez le styliste qui nous attend déjà depuis une demi-heure. On s’excuse du mieux qu’on le peut mais il nous dit que ce n’est pas à nous de s’excuser mais plutôt aux « bécasses qui ont pris tout leur temps » Il ne nous reste plus qu’une demi-heure pour enfiler nos robes et les ajuster. Il appelle aussitôt son assistant qui nous amène nos robes. Aussi vite que possible, nous les enfilons et montons sur l’estrade pour qu’ils puissent nous les ajuster. Dix minutes plus tard, c’est chose faite. Le styliste nous regarde et nous dit avec un ton qui nous prouve qu’il est réellement gay, que nous serons « les plus belles de la soirée, ce qui n’est pas une mince affaire ». Puis, il part nous chercher les accessoires : chaussures, sacs et bijoux. Je me retrouve avec des sandales en plein mois de février… c’est malin… je n’ai plus qu’a espérer qu’il ne neigera pas… On peut enfin se regarder dans le miroir. Je dois avouer… je suis époustouflée. Je n’aurai jamais imaginé que je puisse ressembler à … à ce que je suis à l’instant même. Mes cheveux sont relevés par une pince, et quelques mèches retombent autour de mon visage. Chaque mèche suffisamment longue est une anglaise. Mon maquillage, assorti au noir de mes cheveux et de ma robe fait ressortir mes yeux bleus… je ne sais pas comment elle s’y est prise… Le noir a toujours eu le don de camoufler le bleu de mes yeux attirant trop l’attention. Ma robe faite entièrement en voile affine ma silhouette du mieux qu’elle le peut… ma taille 38 ressemble à une taille 34. C’est… abasourdissant. Mes bijoux sont –je les reconnais du premier coup d’œil– ceux de ma mère. En or blanc et sertis de diamants, le collier, les boucles d’oreilles et le bracelet. Ce sont les bijoux qu’elle ne sortait que pour les grandes occasions… cette réception par exemple… du temps ou elle pouvait encore y aller…

Loïs est… en parme. Cela lui fait ressortir ses cheveux châtains méchés de blond très clair… Son maquillage, très léger… Et des bijoux d’or jaune.

 

                Et nous voilà. On nous ouvre les portes de la salle de bal de l’hôtel. Nous avons 10 minutes de retard parce que je ne retrouvais pas mon stick à lèvre… J’ai vidé tous mes sacs, toutes mes poches, ma chambre est dans un état… je ne préfère même pas y penser. Il y a tellement de monde. Ça parle, ça rit, ça se serre les mains, ça mange, ça boit… je cherche mon père des yeux et le trouve enfin, près du buffet, en compagnie d’un vieil homme que je ne connais pas… Je me dirige vers lui, Loïs me suivant.

-Hannah ! Loïs ! Enfin, vous êtes arrivées ! Je m’impatientais ! s’exclame mon père.

-Et bien, nous voilà Papa. Bonjour, dis-je à l’homme qui discutait avec mon père.

-Les filles, je vous présente un vieil ami à ton grand-père, Hannah. Il s’appelle Johannes. Johannes, je vous présente ma fille, Hannah, et son amie, Loïs.

-Mesdemoiselles, nous répond celui-ci en nous faisans le baise main. Je pensais vraiment que cette pratique était … terminée…

-Je suis enchantée Monsieur. Je… Loïs et moi allons aller grignoter quelque chose… vous permettez ?

-Bien sûr ! Je vous en prie.

J’attrape Loïs par la main et l’entraine plus loin. J’attrape au passage du serveur deux coupes de champagne.

-Bah qu’est-ce qu’il t’arrive Hannah ? me demande Loïs en se saisissant d’une coupe.

- Je ne vais pas supporter de passer ma soirée avec des vieux bourges qui parlent comme au moyen âge !

-C’est vrai qu’il y a mieux comme soirée d’anniversaire qu’une soirée comme ça, mais on prend ce qu’on a… Allez, à la tienne ! D’une traite !

-Lo’ ! J’ai pas l’intention de me saouler… pas tout de suite…

-Ok, on attend un peu alors ! Tu viens ? On va manger un peu… ça fait longtemps que je n’ai pas mangé de caviar !

 

la suite... quand elle sera écrite XD

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Partie 42  posté le vendredi 17 octobre 2008 19:03

POV Bill.

 

Je me regarde pour la centième fois dans un des miroirs du hall d’entrée. Est-ce que ça va comme tenue ? Et ma coiffure ? Pas trop…. Anormale comme les gens disent ? Et si je…

-C’est bon Bill. Arrête, tu es très bien comme ça !

-C’est ce que tu dis Gus ! Tu sais très bien que ça, c’est pas moi ! Je rétorque.

-C’est clair ! Pour une fois que tu es un homme ! répond-il avec un rictus.

-Retire ça immédiatement Gus… Tout de suite !

-Demande à n’importe qui ! Il te dira la même chose ! Maintenant, arrête et avance !

 

On se dirige vers la grande porte en face de nous. J’ai un nœud à l’estomac et les mains moites. Il faut me comprendre aussi… j’ai passé une assez mauvaise journée, à tel point que je me suis retrouvé enfermé dans un placard. Non pas que ça ne se soit pas arrangé ensuite mais…

-Bonsoir messieurs. Vos noms s’il vous plait ?

-Bonsoir. Schaffer et Kaulitz.

-Vous pouvez entrer. Bonne soirée !

Le garde nous ouvre la porte. Face à nous se dresse une assemblée de costar-cravate et de robe de soirée. Je n’ai vraiment pas l’habitude de ce genre de soirée. Ca discute, ça rit, ça titube… la soirée est plutôt bien entamée pour certains… je fouille la salle des yeux, sans trouver les personnes que je cherche. Gustav me tapote l’épaule pour me faire comprendre qu’il a trouvé. D’un coup de menton, il me désigne une banquette ou sont assis, pardon, affalé plusieurs ‘’jeunes’’. Je la reconnais immédiatement. Assise au centre, au côté de sa meilleure amie, un verre à la main et riant aux éclats. Alors son sourire me remplit d’un seul coup d’une joie intense. La voir rire, c’est comme si le monde entier souriait. Gustav s’approche et je le suis. On arrive vers le petit groupe. D’un seul coup, elle se lève et se mets à rire en me voyant.

-Ooooooh regardez ! Mon amoureux il est venuuuuuuuu ! Coucou mon n’amoureuuuuux !

Elle se précipite à mon cou et tente de m’embrasser, baiser que j’évite du mieux que je peux… Ma joie s’est estompée d’un seul coup.

-Tu es saoule

-Nan, j’ai juste un peu bu… un tout petit peu…

Elle se retourne vers la table et commence à compter les verres. Puis, elle se remet face à moi et me dit d’un ton plus que joyeux :

-J’en ai bu 7 ! Deux de vodka, un de ponch trois de champagne et un de mojito…. T’en veux ? me demande-t-elle en me tendant un verre contenant apparemment de la vodka caramel.

-Hannah ! Viens avec moi, tout de suite !

Je la prends par la main et l’emmène un peu plus loin pendant que Gustav attrapa Loïs qui n’est pas dans un meilleur état. Arrivé à l’écart, dans un petit salon un peu tranquille, je la dépose sur un des canapés et referme la porte. Je m’assois en face d’elle et me rend compte qu’elle n’est pas capable de tenir une conversation sérieuse. Une solution s’impose, attendre que ça aille mieux.

 

Une heure après, à force de nourriture et de verre d’eau, Hannah semblait… plus elle-même. Je pouvais alors enfin espérer pouvoir tenir une conversation avec elle.

-Ca t’a amusé de te donner en spectacle comme ça ?

-Pardon ? Me demande-t-elle choquée. Tu trouves que mon comportement était déplacé ? Tu avais regardé autour de toi avant de penser ça ?

- Le problème, ce n’est pas les autres, c’est toi ! Pourquoi ? Pourquoi tu … tu as eu ce comportement ?

-Quel comportement ?

-Hurler dans la salle que j’étais … ton amoureux ? Je croyais que tu ne voulais rien dire ?

-Personne n’a relevé l’information, ne t’inquiète pas… tu  devrais plutôt t’inquiéter de savoir qui étaient tous ces gens autour de moi…

-Comment ça ?

-Tu ne t’es jamais demandé pourquoi les gosses de riches trainaient toujours dans les soirées de leurs parents ? C’est pas pour faire bonne figure ! Chaque mec qui était assis près de moi cherchait à… à obtenir mes faveurs… Je suis la fille de leur âge la plus riche d’Allemagne…

Je reste sans voix devant la dernière phrase qu’elle a prononcé.

-Ils… ils veulent… t’épouser ?

-Tu croyais quoi ? Que c’étaient mes amis ? Me demande-t-elle ironiquement.

-Je… non ! Hannah… tu te rends compte qu’on ne fait que s’engueuler aujourd’hui ?

-Je… je sais… C’est le pire jour anniversaire de ma vie… Regarde-moi ! Regarde ce que je suis le jour de mes 19 ans ! Je ne suis qu’une gosse de riche bourrée que tout le monde veut épouser et même pas capable d’être gentille avec son petit ami.

-Je t’en veux pas tu sais ! La rassurai-je.

-SI tu m’en veux ! T’as le droit de m’en vouloir ! Tu viens me faire une surprise et moi, la seule chose que je trouve à faire c’est de me disputer encore une fois avec toi ! Je déteste cette soirée !

-Pourquoi es-tu venue si tu détestes ça ?

-J’ai pas vraiment eu le choix… Je… Tu comprendras plus tard …

-Plus tard ? Ce soir tu veux dire ? Donc, j’en conclue que je ne peux pas te kidnapper immédiatement !

-Non… désolée.

-Et bien, je suppose que je vais réussir à attendre encore quelques heures !

Je me lève et attrape sa main pour qu’elle se lève à son tour. Je l’observe, plonge mes yeux dans les siens. Je la serre contre moi et lui murmure à l’oreille « tu es vraiment très belle » Ses bras se resserrent dans mon dos, comme pour m’empêcher de m’en aller. « Ne me laisse plus, s’il te plait ! Ne t’en vas pas ! » Me répond-elle. J’attrape son visage entre mes mains et l’embrasse.

-Je ferais du mieux que je le peux ! Je te le promets !

Elle m’a tellement manquée. Son odeur, son gout, sa douceur… Je l’embrasse de nouveau. Mon baiser s’approfondit, ma langue cherchant toujours plus la sienne.

A l’extérieur de la pièce, dans la salle, le bruit a cessé. Quelqu’un s’apprête sans doute à faire un discours. Tant pis, nous le manquerons. Hannah s’écarte brusquement de moi et s’exclame :

-C’est l’heure du discours ! Je dois y aller !

-Mais pourquoi ? Je demande.

-C’est pour moi, me répond-elle avec un regard… noir…

Elle réajuste sa robe, remet une ou deux mèches en place et sort de la pièce, la tête haute, un sourire sur les lèvres que j’imagine faux. Je remets ma veste et la suis en direction de la foule.

 

pourquoi ça me plait pas? >_< Je suis carrément pas satisfaite de cette partie... (j'avais écrit céréément XD)

*va écrire les cinq parties qui doivent etre écrites avant de pouvoir écrire LA partie qu'elle veut écrire...* sachant qu'il doit y envoir encore pleins d'autres avant d'avoir LES parties que je veux ensuite... >_<

ma mauvaise humeur fut elle vraiment visibles dans ces deux dernières parties? o_O

bisouuuuus {#}

 

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partie 43  posté le mercredi 17 décembre 2008 12:52

HAHA je suis de retour! J'ai trouvé la technique... j'écris pendant les cours... comme ça... j'ai le temps! *happy*

hum hum... c'est un peu spécial comme partie... j'ai voulu passer 2 mois en très peu de ligne, et j'ai trouvé comment faire!

Bonne lecture! <3

 

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